Ali, tu es reparti. Tu n’attends plus. Tes papiers, la publication de notre livre, les mois passaient, rien n’avançait. Tu as eu peur de perdre la tête. Alors, tu as décidé de rentrer en Irak et je reste avec ma tristesse et ma colère. Cela ne devrait pas être un privilège de s’installer ici. Tu habitais notre maison et tu sillonnais la ville comme n’importe qui. Tu avais des rêves grands comme la Belgique. Un esprit sans cesse à retourner les évidences. Tu avais ta place au pays du surréalisme. Ali, l’absurde est devenu roi et ce n’est même pas drôle. Et pourtant, nous nous sommes bien amusés à croiser nos doutes et nos mots dans Bruxelles, ta ville de coeur. Ton passage a laissé des traces que j’ai envie de montrer. Pour toi, pour tous les Ali, comme une invitation collective à croire en l’hospitalité.

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