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Du verre et des vers.

Il pleuvait ce jour-là. J'étais seul, dans une voiture remplie d'échantillons de terre, en route vers Wageningen. C'est dans cette université que travaille Violette Geissen, Ses champs d'expertises sont tellement nombreux que je ne peux pas les nommer tous ici. Pour faire simple, spécialiste internationale des sols et de leurs différentes pollutions. Pendant ma visite, elle m'emmène dans un laboratoire où sont menés des tests sur des vers de terre. Comment réagissent-ils aux produits toxiques, c'est la question. Une question à laquelle elle tente de répondre en enserrant ces petites bestioles entre deux plaques de verre remplies de terre. Quand les vers vont bien, ils tracent des sillons à longueurs de journées entre les plaques. Quand ils sont malades, ils s'arrêtent. On voit ainsi rapidement le résultat de l'exposition des ces êtres vivants indispensables à la vie des sols.

Du matin au soir, au Groentelaar !

Petit Matin, Tijs et son équipe s'affairent, au Groentelaar. La journée va être longue. Comme celle d'hier qui s'est finie à 2 heures. Récolter les patates, les trier, les ranger. Tijs qui est d'habitude tellement causant, est silencieux. Il garde le plus possible son énergie. Il dégage le champ de ses filets, ramenant la vie dans cette atmosphère fantomatique. Sur le temps de midi, Tijs mange en vitesse. Une patate, sur le pouce. Je lui demande pourquoi la consommation de pesticides semble avoir brusquement chuté en 2019. Les conditions climatiques me répond-il. Une année incroyablement sèche. Sur le terrain, quand on ne se voile pas la face en utilisant des produits de survie, on sent déjà les changements climatiques. Tout est inextricablement lié. Tout en grignotant sa patate, il me raconte avoir été surpris par les propos de sa mère il y a quelques jours. Tijs est issu d'une famille d'agriculteurs conventionnels. Elle lui a appris que beaucoup de membres de sa famille étaient morts jeunes, et pour elle, aucun doute, ce sont les pesticides qui sont responsables. La journée continue, et semble sans fin. Dans les champs alentours, c'est un ballet incessant de tracteurs qui ramassent patates et betteraves. Dans la nuit, Laude nettoie les betteraves sur l'exploitation du Groentelaar. Il est 22 heures, et le travail est loin d'être achevé.

ZUT

Christian est bien décidé à faire changer les choses dans la commune de Fernelmont. Après de nombreuses interpellations auprès des instances communales, il a voulu lancer le mouvement ZUT, Zones Urgentes à Transformer. Dans le champ qui se trouve derrière sa maison, un champ de maïs qui court à perte de vue, il a demandé à ses amis d’installer une large banderole, dont il espère qu’elle sera visible jusqu’à l’autoroute lointaine. Il est excité par l’idée de lancer ce mouvement, et fier de son slogan. Ce n’est peut-être qu’un acte symbolique pour le moment, mais les symboles aussi sont importants. Depuis combien d’année pulvérise-t-on derrière chez lui ? Avec quelles conséquences pour le vivant ?

Respirez : c'est du belge !

Voici Marie-Thérèse Gillet, vous allez apprendre à la connaître, avec et sans masque. Puisque Marie-Thérèse fait partie des nombreux personnages qui vont habiter le film désormais en cours de création. Cette image est tirée des rushes de notre tout premier jour de tournage. Que fait-elle ? Où est-elle ? Elle manifeste ! Devant le Parlement Wallon ! Depuis quelques mois, cette idée lui trottait en tête. Elle l'a fait. Seule ? Oui ! Mais elle reviendra. Marie-Thérèse lutte depuis quelques années contre l'usage des pesticides dans le monde agricole. Elle se documente, elle interroge, elle fédère surtout. Sa manifestation est-elle justifiée ? C'est la question que posera le film. En attendant, lisons le slogan qu'elle porte autour du cou. 800.000 kg de Mancozèbe chaque année pour nos patates et nos betteraves. Bon, le Mancozèbe, tout le monde ne connaît pas. Et donc, il faut bien admettre que pour certains députés qui se rendaient au Parlement, le message n'était pas absolument clair. A tel point qu'on a proposé régulièrement de l'argent à Marie-Thérèse croyant qu'elle était là pour mendier. Vous voulez en savoir plus sur le Mancozèbe ? C'est ici