Du matin au soir, au Groentelaar !

Petit Matin, Tijs et son équipe s'affairent, au Groentelaar. La journée va être longue. Comme celle d'hier qui s'est finie à 2 heures. Récolter les patates, les trier, les ranger. Tijs qui est d'habitude tellement causant, est silencieux. Il garde le plus possible son énergie. Il dégage le champ de ses filets, ramenant la vie dans cette atmosphère fantomatique. Sur le temps de midi, Tijs mange en vitesse. Une patate, sur le pouce. Je lui demande pourquoi la consommation de pesticides semble avoir brusquement chuté en 2019. Les conditions climatiques me répond-il. Une année incroyablement sèche. Sur le terrain, quand on ne se voile pas la face en utilisant des produits de survie, on sent déjà les changements climatiques. Tout est inextricablement lié. Tout en grignotant sa patate, il me raconte avoir été surpris par les propos de sa mère il y a quelques jours. Tijs est issu d'une famille d'agriculteurs conventionnels. Elle lui a appris que beaucoup de membres de sa famille étaient morts jeunes, et pour elle, aucun doute, ce sont les pesticides qui sont responsables. La journée continue, et semble sans fin. Dans les champs alentours, c'est un ballet incessant de tracteurs qui ramassent patates et betteraves. Dans la nuit, Laude nettoie les betteraves sur l'exploitation du Groentelaar. Il est 22 heures, et le travail est loin d'être achevé.